Conseil Général, situation critique !

Publié le par Ligue de l'enseignement en Meuse

Depuis plusieurs jours, la presse locale évoque la situation financière critique du Conseil Général.
En tant que dirigeant d'une entreprise, de l'économie sociale certes, mais représentant vingt emplois et 2,5 M€ de budget, je m'étonne de cette découverte soudaine de la situation. Je pense qu'il existe des outils de contrôle et des compétences au Conseil Général permettant de déceler de telles situations. Il devait déjà y avoir des indicateurs les années précédentes, des alertes, qu'en ont fait les élus ?
Ces articles évoquent les compétences supplémentaires imposées aux collectivités par la décentralisation, mais pas la responsabilité des dirigeants du Conseil Général. Cela signifie-t-il qu'ils n'ont pas fait de choix ?
Il semble pourtant que la gestion de Madine ait coûté plusieurs millions d'€ au cours de ces dix dernières années : soit ! Ce site remarquable est considéré comme une vitrine de la Meuse. Mais à quoi sert une vitrine si personne ne s'arrête devant, si personne n'entre dans la boutique ? Quel coût, combien d'études réalisées pour quel résultat , combien de touristes, quel impact économique ?
Le budget affecté au devoir de mémoire sera également une priorité préservée malgré la situation critique : si le souvenir est indispensable, quel est l'impact de ces manifestations : coût/personne concernée et nombre de meusiens concernés ?
Selon les informations disponibles sur le blog de Diana ANDRE, conseillère générale, les dindons de la farce sont connus :
http://diana-andre.over-blog.fr/article-26057183.html 
Si ces choix se confirment, certaines structures ne s'en remettront pas. Quel impact sur le lien social, sur l'emploi, sur l'économie ?
J'espère que lors des débats budgétaires, les élus penseront à leurs concitoyens, également contribuables, et retouveront la raison.
Daniel LE FORESTIER, secrétaire général

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